vendredi 15 décembre 2006
Long distance call
vendredi 15 décembre 2006 à 12:00
A la suite d'Olivier, Laurent, Hervé, Alcib et Aurélie, un billet sur le thème des "Rencontres par Internet".
Dans ce livre pour enfants lu cet été à la bibliothèque de la Part-Dieu, Section Jeunesse, au milieu des mères à poussettes et des enfants qui poussent ; il y a cette phrase
On fait toujours un voyage quand on aime quelqu'un.
C'est drôle à quel point elle résume ma vie. Montréal, Genève, Nice, Bruxelles, Paris, la ville est une rencontre. Le thème pourrait être abordé techniquement, on pourrait dire qu'Internet est un point de départ, qu'on élargit ses horizons en fixant la fenêtre d'un écran. Ce serait vrai tout ça, mais ça créerait une spécificité, une originalité, ça sous-entendrait que c'est étrange, d'aller à la rencontre de ces amis inconnus, de ces amours aveugles.
Qui n'imagine pas l'autre, qui n'invente pas sa vie? La réalité, c'est la présence qui donne corps à l'imagination, et rien d'autre. Je ne conçois pas ma vie sans l'élan vers l'autre, sans ce passage de l'étranger au familier ; simplement il arrive parfois que dans la distance l'écho soit plus palpable : plus nécessaire.
J'aime à penser que je vivrai encore autant de voyages que d'amitiés ; j'ai pensé que la mort était le terminus, il faut croire que je suis descendue une station trop tôt.
Le livre, c'était Laure qui m'en avait parlé, et il s'appelle Avec tout ce qu'on a fait pour toi, de Marie Brantôme.
Dans ce livre pour enfants lu cet été à la bibliothèque de la Part-Dieu, Section Jeunesse, au milieu des mères à poussettes et des enfants qui poussent ; il y a cette phrase
On fait toujours un voyage quand on aime quelqu'un.
C'est drôle à quel point elle résume ma vie. Montréal, Genève, Nice, Bruxelles, Paris, la ville est une rencontre. Le thème pourrait être abordé techniquement, on pourrait dire qu'Internet est un point de départ, qu'on élargit ses horizons en fixant la fenêtre d'un écran. Ce serait vrai tout ça, mais ça créerait une spécificité, une originalité, ça sous-entendrait que c'est étrange, d'aller à la rencontre de ces amis inconnus, de ces amours aveugles.
Qui n'imagine pas l'autre, qui n'invente pas sa vie? La réalité, c'est la présence qui donne corps à l'imagination, et rien d'autre. Je ne conçois pas ma vie sans l'élan vers l'autre, sans ce passage de l'étranger au familier ; simplement il arrive parfois que dans la distance l'écho soit plus palpable : plus nécessaire.
J'aime à penser que je vivrai encore autant de voyages que d'amitiés ; j'ai pensé que la mort était le terminus, il faut croire que je suis descendue une station trop tôt.
Le livre, c'était Laure qui m'en avait parlé, et il s'appelle Avec tout ce qu'on a fait pour toi, de Marie Brantôme.