samedi 1 mars 2008
La première fois qu'Aurélien vit Bérénice...
samedi 1 mars 2008 à 22:11
Aurélien réveille un jour en moi, comme un ciel qui s'éclaire, une rumeur qui monte puis s'élève. Eaux vertes de la piscine de la rue d'Oberkampf, dit Aragon, eaux douces et lisses, troubles et sensuelles, le corps de Bérénice. Cette envie de nager moi aussi, de sentir les bras des vagues sur ma peau. Qui m'entoureraient. Un manque. Un masque. C'est drôle, une seule lettre de la vérité au mensonge.
Guy Béart chante ma chanson, devenue celle de Bérénice.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Le seul souvenir de cette chaleur fait paraître la chambre plus froide. Ta voix au bout du fil. Je ne suis pas Bérénice. Je faiblis, cède, et concède. Mon visage n'est pas le masque d'une noyée. L'absolu ne me tuera pas avant d'avoir tout arraché, aspiré, fatigué et usé. Lutter contre le courant, toujours. Je ne suis pas Bérénice : je veux vivre. Qui ne fait mieux que sa vie ?
Guy Béart chante ma chanson, devenue celle de Bérénice.
Il y a longtemps que je t'aime
Jamais je ne t'oublierai
Le seul souvenir de cette chaleur fait paraître la chambre plus froide. Ta voix au bout du fil. Je ne suis pas Bérénice. Je faiblis, cède, et concède. Mon visage n'est pas le masque d'une noyée. L'absolu ne me tuera pas avant d'avoir tout arraché, aspiré, fatigué et usé. Lutter contre le courant, toujours. Je ne suis pas Bérénice : je veux vivre. Qui ne fait mieux que sa vie ?