In memoriam

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lundi 19 mai 2008

Et le cerveau tombe qui a tant roulé

Cerveau, cerceau, même combat. C'est Michaux qui le dit.

Examens. Découvrir des salles sombres, inconnues, au bout de couloirs interminables, et argumenter pendant trois-quatre heures. Machine à disserter. Automatisme de l'introduction-conclusion. Stress. Mes cheveux qui tombent. Un peu. Mais mes bras bronzés : lire de gros volumes scolaires au parfum aigre, lunettes de soleil sur le nez.

(Vivement la fin, quand même)

lundi 5 mai 2008

What better place than here

Patti Smith, son visage anguleux et marqué, ses os, angles partout, dans la voix, pareil. Et cette chair pourtant, ce galbe de la poésie. Ses cheveux fous et moutonnants, aussi. Doux frou-frou. Sa façon de lire Virigina Woolf à la Fondation Cartier, mimant, habitant les Waves.
Crache sur scène et récite des vers. C'est comme ça que j'aime la poésie, vécue, dans la rage comme dans le sublime.
Rage Against the Machine, d'ailleurs. Montréal. Besoin irrépressible de musique qui hurle, besoin d'une onde qui fasse de moi un tambour. Tympans, ventre, nuque. Tout plié, agité, secoué. Tout bien vivant.

It has to start somewhere
It has to start sometime
What better place than here
What better time than now





Caroline sort mercredi.