Au-dessus de l'ombre noire de la jetée
La lune brille comme une armure.
Sur le quai - un chapeau et une fourrure,
On imagine : un poète et une actrice.

Le souffle immense du vent.
Le souffle des jardins d'hiver -
Et le soupir immense et triste :
- Ne laissez pas traîner mes lettres.


Marina Tsvétaïéva, Les brumes des amours anciennes, in Le ciel brûle